Visite du camp de déplacés de Parwane Say

L’Ambassadeur de France Jean-Michel MARLAUD et son épouse se sont rendus le 24 juillet dans le camp de Parwane Say où habitent des personnes "déplacées", c’est-à-dire s’étant réfugiées à Kaboul en provenance de l’intérieur de l’Afghanistan.

L’Ambassadeur souhaitait ainsi observer la mise en place d’un projet d’aide alimentaire et de formation professionnelle établi par l’ONG "Solidarités International", et financé par la France via le Comité Interministériel de l’Aide Alimentaire.

Le HCR recense plus de 570 000 déplacés internes en Afghanistan, et la capitale afghane compte à elle seule une cinquantaine de camps.

Parwane Say est un camp illégal de 120 familles, pachtounes et Kuchies en provenance du district de Surobi et du Laghman.

L’Ambassadeur a pu s’entretenir sur les conditions de vies des habitants avec le Wakil (chef de camp), et avec les bénéficiaires d’un centre de formation au métier de tailleur.

Les premiers arrivants se sont installés en 2005, et depuis ce camp a grossi pour atteindre la taille maximale qu’il connait actuellement.

Les deux raisons principales qui ont poussé ces familles à s’installer dans ces conditions plus que précaires sont :

- l’insécurité du district de Surobi (Sarobi), notamment la région appelée Ouzbin,
- et l’absence d’opportunités économiques sur place.

La plupart des habitants masculins du camp parviennent à trouver du travail pendant la saison estivale, sur les marchés ou les chantiers de construction de Kaboul. Mais l’hiver, leurs sources de revenu disparaissent. Leurs conditions de vie sont très précaires, seul le soutien des ONGs leur permet d’avoir accès à l’eau et à l’éducation. Les habitants du camp sont aujourd’hui menacés d’expulsion par le propriétaire du terrain sur lequel ils résident, et doivent évacuer les lieux avant l’Aid.

"Solidarités International" (SI) est intervenu dans ce camp via des programmes d’eau et d’assainissement en 2010/2011 ; et l’ONG met actuellement en place des programmes de sécurité alimentaire et de formation. Depuis trois ans, la France soutien les projets de SI dans les camps avec pour objectif l’amélioration de la sécurité alimentaire des populations déplacées. La contribution française à ce projet s’élève à plus de 1.7 millions d’euros ces dernières années.

Publié le 02/04/2015

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