« Valoriser l’eau », thème de la journée mondiale de l’eau 2021

L’eau est essentielle à la vie. Pourtant, cette ressource est fragile et se raréfie sous l’effet des changements climatiques, de l’accroissement de la demande et du manque de gestion intégrée. En 2020, près de 2,2 milliards de personnes étaient toujours privées d’eau potable, 4,2 milliards n’avaient pas accès à des services d’assainissement « adéquats et gérés en toute sécurité ».
Il est indispensable gérer durablement et efficacement les ressources afin de sécuriser l’accès universel à une eau de qualité.

Permettre l’accès universel à l’eau et à l’assainissement

Pour atteindre l’accès universel à l’eau et à l’assainissement, la France agit à l’international. En 2019, l’Agence française de développement (AFD) a engagé 1,3 milliard d’euros (contre 964 millions en 2018) dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. La coopération décentralisée -grâce à la mobilisation des agences de l’eau, des collectivités territoriales et leurs groupements- a atteint en 2019, 32 millions d’euros (contre 28 millions en 2018).

L’eau, un patrimoine commun et un droit humain fondamental

Pour défendre ce droit, la France investit massivement dans la structuration de services d’eau potable et d’assainissement. Au-delà des infrastructures, la priorité est dans l’accompagnement et la mise en œuvre de cadres institutionnels et réglementaires pour réguler le secteur et permettre l’accès pour les populations les plus défavorisées. Chacun doit pouvoir accéder à une eau de qualité, à un coût abordable et en quantité suffisante. Cette nécessité est d’autant plus impératif dans le contexte de pandémie alors que 3 milliards de personnes ne disposent d’aucune installation pour se laver les mains. En 2019, les projets mis en œuvre par la France ont permis à 1,3 millions personnes de bénéficier d’un service d’eau potable géré en toute sécurité et de faire bénéficier 710 000 personnes d’installations élémentaires d’assainissement.

Pour concilier et garantir la prise en compte tous les besoins hydriques, à commencer par l’eau potable et l’assainissement, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) agit en faveur de la gestion intégrée et durable des ressources à l’échelle des bassins versants. Il promeut le renforcement de la coopération des Etats riverains dans les bassins transfrontaliers à travers la mise en œuvre des Conventions sur l’eau d’Helsinki et de New York.

Gérer durablement les ressources

Près de la moitié de la population mondiale est touchée par des pénuries d’eau sévères pendant au moins un mois par an. Ce chiffre pourrait atteindre 5 milliards de personnes en 2050 selon l’ONU.
Face à la crise mondiale de l’eau, il est urgent de préserver cette ressource et de l’utiliser de manière efficiente et durable. Il existe des outils intéressants –comme l’évaluation de l’empreinte eau (water footprint)- pour accompagner la prise de conscience sur l’eau et ses usages. Mais la préservation de la ressource passe avant tout par une gestion transversale, multi acteurs et multisectorielle. La France s’investit à l’international afin de sécuriser l’approvisionnement en eau et de permettre à chacun de satisfaire ses besoins essentiels. Cette « exigence de coopération concerne également l’ensemble des secteurs agricole, industriel ou encore énergétique, qui dépendent largement de la disponibilité de l’eau : la préservation des ressources en eau est l’affaire de tous et nécessite un engagement collectif concret, de l’ensemble des acteurs et des gouvernements. » (Stéphane Crouzat, ambassadeur délégué au climat, dans sa déclaration lors du Climate Adaptation Summit en janvier 2021) : https://www.youtube.com/watch?v=4QLPfH_klR0

Pour une gouvernance mondiale de l’eau qui tienne compte des multiples bénéfices qui lui sont associés, et permette de sécuriser l’approvisionnement en eau, le MEAE renforce le dialogue politique sur les enjeux de l’eau et promeut la gestion durable et équitable d’une ressource qui n’a pas de prix.

Publié le 19/04/2021

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