Transition : cérémonie officielle de transfert de responsabilité du district de Surobi aux forces de sécurité afghanes

Le 12 avril 2012 a eu lieu sur la base avancée de Surobi la cérémonie officielle de transition (transfert de la responsabilité de sécurité) aux autorités militaires du district de Surobi.

Elle a réuni, autour du général de brigade Jean-Pierre Palasset et de son successeur le général de brigade Eric Hautecloque-Raysz, l’ambassadeur de France Bernard Bajolet et l’équipe du Pôle de stabilité (lien vers la rubrique Pôle de stabilité), le gouverneur de la province de Kaboul Alizaï, le sous-gouverneur du district de Surobi Haqbin, le général Nazar commandant la 3ème brigade de l’ANA (armée nationale afghane), le général Salangi commandant l’ANP (police nationale afghane) dans la province de Kaboul, le responsable de la Direction nationale de la sécurité (NDS) pour la province de Kaboul, ainsi que de nombreux Maleks et « barbes blanches » représentant la population de Surobi.

Cette cérémonie revêtait une importance particulière car elle clôt le processus de transition de la province de Kaboul, entamé en 2008 avec le transfert de la responsabilité de tous les districts de la province (soit près de cinq millions de personnes) à l’exception du district de Surobi, que la brigade La Fayette et les forces afghanes ont depuis lors sécurisé.

A l’issue de la prise d’armes en présence du bataillon « Picardie » de la Brigade La Fayette, des kandaks 31 et 32 de l’ANA et de policiers afghans, le gouverneur Alizaï, l’ambassadeur, le général Nazar et le général Palasset ont prononcé des allocutions. Elles ont été suivies par la signature de « l’acte de transition » entre les autorités afghanes et les membres de la Coalition, ainsi que d’une conférence de presse.

Le gouverneur Alizaï a rendu hommage à la volonté politique du président Karzaï, à la détermination de la population de Surobi et à la France pour son aide, et s’est réjoui que la population du district allait pouvoir prendre en main sa sécurité et son développement économique. Il a néanmoins déclaré que l’assistance de la France demeurerait nécessaire en matière de développement comme de sécurité car il restait encore à faire en termes de formation et d’équipement de l’ANA pour accroître son efficacité.

Dans son allocution, l’ambassadeur Bajolet, après avoir rendu hommage à la mémoire des 24 soldats français tombés en Surobi depuis 2008, dont le sacrifice avait contribué à rendre possible l’aboutissement de nos efforts communs, a insisté sur le fait que la France resterait engagée en Surobi dans des projets civils, si tel était le souhait de sa population. Il a rappelé que le départ progressif de nos troupes ne signifiait pas la fin de notre aide militaire, laquelle allait se poursuivre à travers la formation des forces de sécurité afghanes.

Le général Nazar a rendu un hommage chaleureux aux soldats français et afghans dont le sacrifice avait permis de stabiliser le district de Surobi. Il a remercié en particulier le général Palasset pour les actions menées en commun et l’aide en matière de formation, et a exprimé sa reconnaissance aux représentants de la population du district pour leur soutien aux forces afghanes et françaises.

Le général Palasset a voulu dédier la cérémonie aux soldats ayant fait le sacrifice de leur vie lors des opérations de sécurisation du district : les 24 soldats de la brigade La Fayette tombés en Surobi, dont 10 le 18 août 2008 en vallée d’Uzbine, soit presque un tiers des pertes totales de la TFLF. Il a rendu hommage à l’action de développement conduite par le Pôle de stabilité et rappelé que la sécurité était aujourd’hui entièrement assurée par les forces afghanes (1500 soldats et 780 policiers) qui, a-t-il souligné, avaient pris la direction des opérations dès le mois de novembre 2011. Il en résultait notamment la possibilité pour 5.000 à 10.000 véhicules d’emprunter quotidiennement la route n° 7 qui relie Kaboul à Jalalabad.

Dans le cadre du Traité d’amitié et de coopération (lien vers l’article) signé pour 20 ans, renouvelables, l’aide civile que la France apporte d’ores et déjà dans certains secteurs - éducation, santé, agriculture, économie, échanges culturels - va progresser de plus de 20% en moyenne annuelle. Le programme à cinq ans (2012-2016) qui accompagne le traité comporte une partie spécifique pour la Kapisa et la Surobi, qui sera mise en œuvre par le Pôle de stabilité (lien vers la rubrique Pôle de stabilité : nouvelle ligne électrique à partir du barrage de Naghlou ; agrandissement de l’hôpital de Surobi (prêt à être inauguré) ; soins des enfants à Kaboul ; rénovation d’écoles dans le cadre du « District delivery program » (DDP) ; formation de professeurs ; projets agricoles. Dans quelques années, les services de coopération de l’ambassade prendront le relais.

La cérémonie en photos :

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Publié le 01/04/2015

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