Le géologue Jacques de Lavigne anime une conférence à la Résidence de France. [fa]

Le géologue Jacques de Lavigne a récemment effectué une visite en Afghanistan. Il a animé une conférence à l’Université polytechnique de Kaboul, suivie par un public nombreux et attentif. A cette occasion, il a également effectué une présentation à la Résidence de France, le 3 mai dernier, dans le cadre du cycle de conférences « Les Samedis de Kaboul ».

Cette conférence était intitulée : « Les Géologues français en Afghanistan, témoignage d’un itinéraire en Afghanistan Central - La mission Albert-Félix de Lapparent / CNRS, été 1963  »

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Il convient de préciser que Jacques de Lavigne revenait pour la première fois à Kaboul depuis sa découverte de l’Afghanistan au début des années 1960, dans le cadre de cette mission. En effet, durant l’été 1961, après un séjour en Iran, le professeur Lapparent, directeur de recherches au CNRS, saisit l’occasion de se rendre en Afghanistan, afin de s’en faire une idée plus précise car ce pays était alors très peu connu des géologues. Or, l’un des élèves du professeur Lapparent, Guy Menessier, dont il avait dirigé la thèse, venait d’être nommé professeur de géologie à l’Université de Kaboul au titre de la collaboration franco-afghane et allait pouvoir, avec très peu de moyens, aider Albert-Félix de Lapparent durant son séjour.

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Albert-Félix de Lapparent, en 1959.

Au cours de cette première mission, le professeur LAPPARENT découvre le minerai de fer d’Hajigak. Il décrit alors « une montagne de fer, un gisement immense et inconnu de magnétite ». Après cette découverte, le Professeur Lapparent est reçu par le ministre des Mines, par SAR le prince Naïm, ministre des Affaires Etrangères, et enfin par le roi Zaher Shah, qui le reçoit en audience.

A l’été 1963, il demande à l’un de ses étudiants, Jacques de Lavigne, alors fraîchement diplômé, de l’accompagner dans une nouvelle mission entre les mois de juillet et septembre. Il s’agissait de réaliser un « Itinéraire géologique dans tout l’Afghanistan Central ».

Pendant cette traversée de plus de 8.000 kilomètres, parfois à cheval, avec des cartes anglaises des années 1920, un simple dictionnaire anglais-farsi, et accompagnés d’un interprète de pachto, les membres de la mission Lapparent font d’importantes découvertes sur la géologie de l’Afghanistan central : ces découvertes furent présentées après le retour en France, pendant un an, à l’Académie des Sciences et à « l’Association de volcanologie de l’Union géodésique et géophysique internationale », notamment du fait de la découverte des fameux « Volcans de Wakak ».

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Publié le 12/05/2016

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