Coup de projecteur sur : « Roshanâï Khakestar », de Zahra Yagana. [fa]

Le « Coup de projecteur » du site de l’ambassade de France, cette semaine :

« Roshanâï Khakestar » de Zahra YAGANA

Mercredi 27 avril, l’auteure afghane Zahra YAGANA nous a fait l’honneur de venir présenter son livre « Roshanâï Khakestar » à la Résidence de France.

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Ce recueil de nouvelles, à l’écriture âpre, dépeint la réalité malheureusement violente que peuvent vivre de trop nombreuses femmes afghanes. N’hésitant pas à aborder, parfois de façon crue, des sujets tabous au sein de la société afghane, ce livre décrit des expériences vécues, telles que recueillies par l’auteure dans le cadre d’enquêtes menées localement sur la condition féminine en Afghanistan.

Selon Zahra YAGANA, l’objectif de « Roshanâï Khakestar » consiste à « montrer, de façon véridique, les violences faites aux femmes dans une société patriarcale et misogyne  ».

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Publié à compte d’auteur et vendu à bas prix (150 afghanis, soit environ 2 €), « Roshanâï Khakestar » a vocation à toucher le plus grand nombre, notamment d’hommes afghans dont Zahra YAGANA estime « qu’ils pâtissent finalement autant que les femmes de l’état de violence qui est infligé aux Afghanes ». En tout état de cause, 20 % des recettes de la vente de ce livre contribueront à l’éducation d’une petite fille afghane qui a tragiquement perdu son père dans l’un des événements récents qui ont endeuillé Kaboul.

Mme Nabila MUSLEH, vice-ministre de la Condition féminine, a assisté à cette présentation et a également pris la parole pour féliciter Zahra YAGANA, à titre personnel, et la remercier d’avoir écrit ce livre, dont tout le monde ne peut que souhaiter qu’il contribue à améliorer la situation des femmes afghanes.

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Enfin, nos remerciements s’adressent également à M. Najib MANALAI qui a mis ses compétences de francophone et son talent au service de cette rencontre, lors de laquelle il a livré un brillant exposé sur la contribution des femmes à la littérature afghane et a assuré en outre un service parfait d’interprétariat.

Publié le 28/04/2016

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